Entretien de reseau aeraulique : hygiene aeraulique
Le depoussierage d'un reseau aerauliques ou le depoussierage de ventilation devient extrement rapide et efficace si l'on possede le bon materiel. C'est pourquoi JUWADIS est spécialisé dans tout ce qui concerne hygiene aeraulique et entretien de reseau aeraulique.
L’air est pollué chez Chantal Jouanno
L’association de consommateurs UFC-Que Choisir a publié ce mardi 24 août une enquête révélant la présence de polluants de l’air, parfois au-dessus des seuils recommandés par la législation, dans les lieux de vie de 36 personnalités politiques, dont la secrétaire d’Etat à l’écologie, Chantal Jouanno.
Des kits individuels ont été placés dans les bureaux ou domiciles de la ministre et de 35 députés et sénateurs de la majorité et de l’opposition, durant 5 à 7 jours consécutifs, entre mars et mai 2010. Les échantillons ont ensuite été analysés par un laboratoire indépendant concernant les teneurs en composés organiques volatils totaux, formaldéhyde, benzène, trichloroéthylène et tétrachloroéthylène.
Sur les 36 analyses effectuées, 29 révèlent une qualité de l’air mauvaise (dont 9 très mauvaise), 7 moyenne, mais aucune bonne. La présence de benzène et de formaldéhyde, deux substances cancérigènes, a été détectée dans l’ensemble des échantillons. « Pour le formaldéhyde, 78 % des analyses dépassent la valeur maximale recommandée [1]», souligne l’UFC-Que Choisir. Quant au benzène, l’échantillon à la teneur la plus élevée est équivalent à 4 fois la valeur-repère fixée par la réglementation [2].
« Loin de vouloir stigmatiser le cas particulier des politiques, l’UFC-Que Choisir entend provoquer une prise de conscience sur ce problème de santé publique, explique l’association dans son communiqué. « Neuf ans après notre première enquête sur la pollution dans les logements, nos tests comparatifs continuent à détecter des émanations toxiques sur des produits aussi anodins que les meubles, les nettoyants ménagers, les revêtements de sol ou les désodorisants. Pire, sur la centaine de milliers de substances chimiques utilisées par les fabricants, seule une part infime a été étudiée pour en connaître la dangerosité. »
UFC-Que Choisir plaide pour l’adoption d’une loi de protection des consommateurs. Celle-ci proposerait notamment des études toxicologiques pour déterminer la dangerosité de toutes les substances, l’interdiction de commercialiser les produits dangereux et une incitation financière aux particuliers pour l’installation de dispositifs d’aération. Mais également un durcissement du barème d’étiquetage des produits, l’association estimant trop laxiste celui qui est en cours d’élaboration, suite à un engagement du Grenelle de l’environnement.
La qualité de l’air ne s’améliore pas dans l’Hexagone. Pour tenter d’inverser la vapeur, le ministère de l’Ecologie et l’Ademe ont présenté, ce mercredi, de nouvelles mesures pour assainir l’air extérieur et intérieur. Revue de détails.
« Les dépassements des seuils en particules seraient, selon des travaux de l’Organisation mondiale de la santé, la cause de 400 000 morts prématurées par an en Europe, dont environ 42 000 en France soit 5% des décès chaque année en France », a rappelé Chantal Jouanno, la secrétaire d’Etat à l’écologie, qui s’inquiète de ces chiffres en forte croissance. Les dégâts ne sont pas que sanitaires, puisque les pertes liées à la pollution à l’ozone, par exemple en agriculture, s’élèvent à 1 milliard d’euros.
Les résultats tirés du bilan de la qualité de l’air 2009[1] et présentés le 28 juillet sont mitigés. Ils sont plutôt encourageants pour certains polluants comme le monoxyde de carbone, le benzène et le dioxyde de soufre (SO2), qui poursuivent une diminution. Mais il ne fait pas encore bon respirer l’air français. Les tendances globales des concentrations de NO2 (dioxyde d'azote) montrent une légère augmentation entre 2008 et 2009 (que nous n’avions pas connue depuis 2005), surtout sur les sites proches de routes fréquentées. Pas meilleurs, les résultats des concentrations de PM10, particules fines de diamètre inférieur à 10 micromètres, puisqu’une augmentation a également été enregistrée entre 2008 et 2009 pour toutes les typologies de sites de mesure : trafics, urbains, péri urbains, industriels, ruraux.
Afin de lutter contre la détérioration de l’air extérieur et intérieur, le Grenelle de l’environnement a prévu une batterie de mesures.
Le plan Particules vise à réduire de 30% les particules fines dans l’air d’ici à 2015. « Ce plan nous concerne tous, car nous sommes tous responsables », explique Pierre-Franck Chevet, directeur général de l’énergie et du climat au ministère de l’Ecologie. En effet, les chiffres sur les origines des émissions primaires de particules PM2,5 en France indiquent que 34 % sont d'origine domestique (appareils de combustion au bois très majoritairement).
Pour inverser la tendance, le plan propose de réorienter les aides et la communication publique sur le chauffage au bois, en faveur des installations les moins polluantes, c'est-à-dire les mieux équipées contre les émissions de poussières. En outre, le label « flamme verte » proposera, fin 2010, de nouveaux critères de performances environnementales intégrant les émissions de poussières.
Toujours dans le secteur domestique, une circulaire relative aux conditions et interdiction de brûlage à l’air libre sera adressée, à l’automne, aux préfets en vue d’une meilleure information auprès des maires.
Le secteur industriel est également prié d’agir, en réalisant par exemple un contrôle périodique des émissions de particules des chaudières non classées au titre du code de l’environnement, tout comme le secteur agricole, qui devra veiller notamment à bien régler le moteur des tracteurs.
Autre cheval de bataille et mesure phare du plan Particules, les Zones d’action prioritaires pour l’air, ou Zapa. Cet outil « très nouveau en France », indique Chantal Jouanno, est prévu par la Loi Grenelle II . « Le principe repose sur l’interdiction d’accès aux véhicules les plus polluants dans la zone, adossée à une dynamique plus large de réduction des émissions atmosphériques, notamment des particules et des oxydes d’azote (NOx) ».
Autrement dit, les communes ou groupements de communes qui souhaitent lutter contre la pollution générée par le trafic routier pourront instituer des Zapa à titre expérimental pour trois ans. Ce sont elles qui définiront les modalités et les conditions d’accès à la zone en fonction du contexte local, explique Virginie Schwarz, directrice exécution des programmes de l’Ademe.
Un appel à propositions a été lancé le 1er juillet pour vérifier la faisabilité de ce projet, et évaluer son rapport coût-efficacité. Si l’on regarde nos voisins européens[2], on constate que la mise en place de telles zones « à bas niveau d’émission » favorise la réduction des émissions de particules et de NO2 (pouvant aller jusqu’à 40%).
Le plan Particules vise un objectif de 10 Zapa dans des agglomérations volontaires. L’Etat et l’Ademe financeront 70% du montant des études d’opportunités, pour un total de 1 M€.
En ce qui concerne la qualité de l’air intérieur, les résultats de la campagne expérimentale de surveillance de l’air intérieur dans les écoles et crèches ont été divulgués.
« Nous passons environ 90% de notre temps dans des lieux clos. L’air que nous y respirons est encore plus pollué que celui de l’extérieur, à cause du cocktail de substances qui s’y retrouvent », rappelle Valérie Metrich-Hecquet, de la direction générale de la prévention des risques du ministère (voir JDLE). La campagne pilote qui a été menée dans 300 établissements scolaires (crèches, écoles maternelles et élémentaires) a porté sur 2 polluants (le formaldéhyde et le benzène) et une mesure de confinement des locaux (le dioxyde de carbone, CO2). Les résultats montrent que 29% des établissements présentent une situation excellente sur tous les paramètres[3].
Cependant, 8% des établissements présentent une concentration annuelle en benzène supérieure à 5 μg/m3 et/ou une concentration annuelle en formaldéhyde supérieure à 50 μg/m3. « Maintenant que la méthodologie de cette campagne est bien calée, nous allons pouvoir continuer les investigations dans d’autres écoles », précise Valérie Metrich-Hecquet.
Enfin, les conseillers à l’air intérieur continuent leur travail (dans le JDLE). Sur les 210 personnes formées, il n’y en a que 40 qui exercent en France, regrette Chantal Jouanno, qui croit énormément à ce dispositif, « car de plus en plus de monde souffre de problèmes respiratoires lourds en France ».
Afin de suivre l’évolution de l'ensemble de ces plans et associer tous les partenaires (professionnels, élus, associations, syndicats, experts), les premières assises nationales de l’air auront lieu en mars 2011.
[1] MEEDDM-DGEC, réalisé avec l’appui des Associations agréées de surveillance de la qualité de l’air, l’ADEME et l’INERIS
[2] En Europe soixante zones d’actions prioritaires pour l’air sont recensées, dans onze pays différents
[3] Indice de confinement inférieur à 3, concentration annuelle inférieure à 30 μg/m3 (microgramme par mètre cube) pour le formaldéhyde et inférieure à 2 μg/m3 pour le benzène
L’Observatoire de la qualité de l’air intérieur (OQAI) a organisé le 28 juin un atelier sur le thème de l’épuration de l’air intérieur par les plantes, en partenariat avec la faculté des Sciences pharmaceutiques et biologiques de Lille et l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe). Tous les travaux menés en laboratoire montrent les capacités intrinsèques des végétaux à réduire la teneur de certains polluants gazeux présents dans l’air intérieur. Mais l’utilisation de plantes en pot dans des espaces réels ne permet pas une épuration efficace des volumes d’air des bâtiments.
Les sources de polluants dans les espaces clos sont très diversifiées : appareils de chauffage et de cuisson, tabagisme, produits d’entretien, matériaux de construction, de décoration et d’ameublement… « Les contaminants biologiques (virus, bactéries, moisissures, allergènes…) et physicochimiques (particules, monoxyde de carbone, composés organiques volatils -COV- ou semi-volatils tels que phtalates, biocides…) qui se retrouvent en concentrations plus ou moins importantes dans l’air intérieur sont susceptibles d’avoir des impacts sur la santé », rappelle l’OQAI. Ils peuvent générer ou aggraver des maladies chroniques (allergies, irritations, fatigue, maux de tête, troubles respiratoires…), des effets aigus (intoxication par le monoxyde de carbone, infections…) ou même des pathologies à long terme (cancers, perturbations endocriniennes, troubles cardiovasculaires…).
C’est pourquoi il est vivement recommandé d’adopter certains réflexes de bon sens pour réduire ces sources de polluants : éviter de fumer à l’intérieur, faire entretenir les appareils à combustion de chauffage et de production d’eau chaude, bien choisir les produits d’entretien et les matériaux de construction et de décoration, etc. Pour aider le consommateur, l’article 40 de la loi Grenelle I du 3 août 2009 a rendu obligatoire, à compter du 1er janvier 2012[1], l’étiquetage des caractéristiques sanitaires de ces produits afin de l’informer de leur degré d’émissivité. D’autre part, l’aération et la ventilation permettent d’évacuer une partie des polluants. « Ce n’est qu’après le respect de ces gestes de base qu’il est possible d’envisager de mettre en place des systèmes d’épuration de l’air », précise l’OQAI. La phytoremédiation (recours à certaines plantes) suscite une attente importante de la part du grand public, mais est-elle vraiment une solution ?
En France, un programme de recherche dénommé Phytair a été lancé en 2004 à l’initiative de l’Ademe et de ses délégations régionales Nord-Pas-de-Calais et Pays de la Loire. Il a pour ambition de déterminer, d’ici 2011, la capacité d’épuration des plantes placées dans des conditions réalistes, concernant la concentration des polluants de l’air intérieur et le volume d’air à dépolluer.
Pour résumer, toutes les études montrent qu’en laboratoire, « les plantes possèdent des capacités d’abattement avérées vis-à-vis de polluants gazeux tels que le monoxyde de carbone, les COV et le formaldéhyde, par exemple ». Ces études en enceintes expérimentales sont réalisées à des concentrations supérieures à celles rencontrées dans l’air intérieur, sur des substances seules et pendant des durées limitées. Plus précisément, il apparaît que l’ensemble substrat/racine/plante possède une action plus efficace que la plante (feuille) seule, grâce aux micro-organismes du sol.
Bonne nouvelle donc. Cependant, certains facteurs limitants peuvent réduire l’efficacité potentielle des plantes (température, humidité relative, luminosité, ainsi que surface, rugosité et densité foliaires…). L’équilibre qui s’instaure entre les concentrations des substances présentes dans l’air et celles à l’intérieur du végétal est également à prendre en compte, de même que la saturation au fil du temps de l’accumulation des polluants à l’intérieur des végétaux. De ce fait, en l’état actuel de connaissances, encore limitées, l’utilisation de plantes en pot n’apparaît pas efficace pour éliminer les polluants de l’air dans les espaces clos, à l’échelle d’une pièce. « Les caractéristiques d’ambiance des milieux intérieurs (mouvements d’air réduits, température constante, faible hygrométrie, luminosité) ne sont pas propices à optimiser les facultés d’accumulation des polluants par les végétaux », explique l’OQAI. L’utilisation d’étiquettes mentionnant les vertus dépolluantes de certaines plantes vendues dans le commerce est donc prématurée à ce jour. De même, « il n’est aujourd’hui pas possible d’émettre des recommandations pratiques pour le grand public concernant, par exemple, le nombre et le type de systèmes de biofiltration à installer dans un logement, et leurs conditions d’entretien ».
La qualité de l’air intérieur : nous sommes tous concernés !
Fait incontestable, mesuré et reconnu par les pouvoirs publics : l'air intérieur est davantage pollué que l'air extérieur. En cause : les mauvaises habitudes des occupants, mais aussi les matériaux et produits de la construction.
La problématique de la qualité de l'air intérieur date du premier choc pétrolier, dans les années 70. C'est à cette époque que l'on a commencé à confiner les bâtiments pour réaliser des économies d'énergie. Et c'est aux Etats-Unis que l'on a entendu parler, pour la première fois, de formaldéhyde et de pollution de l'air intérieur dans les mobil-homes. En France, la prise de conscience date d'un peu plus de dix ans, et cette problématique est désormais perçue comme un enjeu de santé publique. Il était temps, car toutes les mesures vont dans le même sens : l'air intérieur est beaucoup plus pollué que l'air extérieur. Un constat d'autant plus alarmant que l'on passe 80% de notre temps à l'intérieur de bâtiments. Sur le plan de la santé, la pollution de l'air intérieur est soupçonnée de jouer un rôle significatif dans l'accroissement des pathologies chroniques, des allergies respiratoires, voire de certains cancers.
Polluants et sources de pollution
Les sources de pollution sont légion. Elles peuvent être liées aux comportements humains : utilisation de produits d'entretien, de bougie, d'encens, présence de plantes ou d'animaux domestiques, absence d'aération, environnement extérieur dans certains cas, mais aussi aux produits de la construction, de la décoration, aux équipements de chauffage ou de production d'eau chaude sanitaire. La liste des polluants est tout aussi importante. Les plus connus, car les plus médiatisés, sont le formaldéhyde, le monoxyde de carbone, le dioxyde de carbone, les fibres d'amiante, les composés organiques volatils ou le benzène. Moins connus mais tout aussi polluants : les allergènes de chiens, d'acariens, l'humidité relative et le radon.
De plus, les différentes études réalisées par l’Observatoire de la qualité de l’air intérieur (OQAI), révèlent qu'il existe une spécificité à la pollution intérieure. On y trouve, en effet, des substances qui sont inconnues à l'extérieur, ou alors dans des concentrations nettement plus faibles. De même, hormis de rares exceptions, les polluants visés dans ces études sont présents à des niveaux quantifiables dans la majorité des locaux. L'Observatoire a mesuré la pollution dans l'air de 567 logements représentatifs du parc de résidences principales en France. Dans la quasi-totalité de ces logements, les chercheurs ont trouvé des polluants. En outre, une minorité d'habitations affichait une pollution importante avec des concentrations très élevées et simultanées pour plusieurs polluants. De plus, polluant par polluant, 5 à 30 % des logements présentaient des valeurs nettement plus élevées que les concentrations moyennes observées dans le parc. L'étude a ainsi révélé que les composés organiques volatils (COV) y étaient très présents, dans des teneurs plus importantes qu'à l'extérieur. De son côté, le formaldéhyde, classé par l'Organisation mondiale de la santé comme cancérigène pour l'homme est présent dans la majorité des logements avec des concentrations de 5 à 50 fois plus élevées qu'à l'extérieur.
Quelques moyens pour le contrer
Ces pollutions ne sont cependant pas une fatalité. Les moyens de les contrer existent. Ils portent à la fois sur la conception des bâtiments, sur l'utilisation de matériaux neutres et sur le comportement et l'éducation des occupants. Sur ce dernier point, les entrepreneurs du bâtiment ne peuvent pas grand-chose, hormis apporter quelques conseils notamment en termes d'entretien des systèmes de ventilation, car c'est là l'un des points importants pour juguler la pollution. Aérer régulièrement est tout aussi important, même si en hiver, il y a contradiction avec la nécessité de réaliser des économies d'énergie. Dans tous les cas, une ventilation habituelle (VMC simple flux, double flux...), correctement dimensionnée, entretenue et dont on n'entrave pas le fonctionnement, est normalement suffisante. Mais comme le souligne Patrice Weill de Net Climatis, «80% des installations de ventilation ne remplissent pas leur rôle. Les raisons sont multiples : mauvaise conception, dégradations, absence de nettoyage…La maintenance et l’entretien des installations sont évidemment primordiaux pour leur bon fonctionnement et pour la qualité de l’air balayé dans les pièces».
Arrivent également sur le marché des matériaux dits «dépolluants», comme par exemple des plaques de plâtre… Ces dernières, dédiées au scolaire ou à l'hospitalier, bénéficient de l'adjonction d'un minéral volcanique dont la composition proche des argiles (la zéolithe) permet, entre autres, de réduire la teneur totale en COV dont le formaldéhyde fait partie. Efforts aussi du côté de produits aussi banals que la laine minérale : certains fabricants proposent désormais une nouvelle génération de laines minérales dont la caractéristique principale est d'utiliser un liant qui ne contient pas de formaldéhyde. L’exemple également des artisans peintres, avec «des progrès considérables qui ont été accomplis dans le domaine de la peinture par rapport à la qualité de l’air. La généralisation des peintures acryliques, qui contiennent moins de 30g/litre de solvants, y est pour beaucoup», souligne Claude Dauxais, gérant de l'entreprise de peinture Renaudin Gouhier.
Des valeurs-guides pour 4 polluants de l’air intérieur
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Air
Des valeurs-guides pour 4 polluants de l’air intérieur
Le 07 avril 2010 par Sabine Casalonga
> Air, Air intérieur, Droits/Fiscalité Air
L’Afsset a proposé vendredi 2 avril des nouvelles valeurs-guides de qualité d’air intérieur (VGAI) pour 4 polluant potentiellement dangereux pour l’homme: le tétracholoroéthylène (perchloroéthylène), le trichloroéthylène, le naphtalène et les particules fines.
Tétrachloroéthylène: l’Afsset propose une VGAI pour les expositions de courte durée à 1.380 microgrammes par mètre cube (µg/m3) et pour les expositions de longue durée à 250 μg/m3. Ce solvant, utilisé dans les pressings, peut provoquer des effets neurologiques, rénaux et hépatiques.
Trichloroéthylène: l’Afsset propose une valeur de 20 µg/m3 pour les expositions de longue durée, correspondant à un excès de risque de survenue d’un cas de cancer pour 100.000 habitants par an. Ce seuil est déjà respecté par 97% des logements. A terme, l’Afsset propose de le réduire à 2 µg/m3 (80% des logements actuels). Cette substance, classée cancérogène probable (C2) par l’UE, est utilisée dans un cadre professionnel (dégraissage des métaux) et émise par certains matériaux de construction, produits domestiques et certains sols pollués.
Naphtalène: une VGAI de 10 µg/m3 pour les expositions de longue durée est préconisée. Emis par les produits anti-mites, les résines, certains sols pollués et la pollution extérieure, il peut provoquer des anémies hémolytiques.
Particules PM2,5 et PM 10 (1): l’Afsset recommande la mise en œuvre des valeurs-guides de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), soit sur 24 heures, 25 µg/m3 pour les PM2,5 et 50 µg/m3 pour les PM10, et sur le long terme, 10 µg/m3 pour les PM2,5 et 20 µg/m3 pour les PM10. Les particules émises par le trafic, l’industrie et certaines activités domestiques (cuisson, chauffage, tabac) peuvent provoquer des troubles respiratoires et cardio-vasculaires.
En l’absence de référentiel sanitaire, l’Afsset s’était autosaisie dès 2004 afin d’élaborer des VGAI, correspondant à une concentration en dessous de laquelle aucun effet sanitaire n’est attendu pour la population (2). Des VGAI ont déjà été publiées pour le formaldéhyde, le monoxyde de carbone et le benzène en 2007 et 2008 (2).
(1) PM2,5: particules de diamètre inférieur à 2.5 µm ; PM10: particules de diamètre inférieur à 10 µm.
(2)Dans le JDLE «Air intérieur: long processus pour définir des niveaux de référence»
(3) Dans le JDLE «Publication de 4 valeurs-guides sur le benzène»